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Sac d'argentPhoto, Getty Images.

Publié à l'origine en février 2016.

Ce fut un début d’année particulièrement difficile en ce qui concerne les prix des denrées alimentaires - qui peut oublier la panique des prix du chou-fleur dopée à l’adrénaline début janvier? Mais nous sommes en train de sortir des bois, selon Sylvain Charlebois, professeur au Food Institute de l'Université de Guelph. "De par la nature de l'inflation alimentaire, les prix vont encore augmenter, mais je pense que nous avons vu le pire", a-t-il déclaré. Cue soupire de soulagement.

Sans un système alimentaire autonome, les Canadiens ont été particulièrement vulnérables aux fluctuations monétaires et aux effets des changements climatiques sur les fournisseurs. Selon Charlebois, nous avons connu les résultats d'une tempête macroéconomique parfaite. Qu'est-ce que ça veut dire? Le plongeon du huard, jumelé à notre forte dépendance à l'égard des produits importés (81% de tous les légumes et fruits consommés au Canada sont importés) et à la sécheresse en Californie, ont transformé nos factures d'épicerie (et les reportages à leur sujet) en spectres inquiétants de condamner.


Pourquoi ses perspectives sont-elles positives? Pour commencer, le dollar s'est un peu stabilisé et notre propre système agricole entrera en vigueur à la fin de l'hiver. Il y a même des poches de très bonnes nouvelles: l'Ontario, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique se portent si bien que Charlebois s'attend à ce que leurs taux d'inflation soient au pair. (Pas mal, dans un pays qui a les taux d'inflation alimentaire les plus élevés du monde industrialisé, dépassant constamment les taux d'inflation généraux.)

Et puis il y a El Niño. En plus de nous permettre de garder nos parkas dans le placard le plus souvent cet hiver, les températures plus chaudes et l'augmentation des précipitations augurent bien de la production agricole du Canada. Sans oublier que cela pourrait aller un long chemin vers une augmentation de la production (et donc des exportations) de la Californie, alors que l'État tente lentement de se remettre des dommages d'une sécheresse de quatre ans.

Un mot d'avertissement: par rapport à l'année dernière, les prix des articles importés comme les pâtes, les biscuits et les biscuits ont tendance à augmenter. Gardez donc un œil sur les prix dans les allées du milieu des magasins, explique Charlebois. Le poisson et les fruits de mer, les produits laitiers, les œufs et les céréales devraient connaître les hausses de prix les plus faibles, selon le rapport sur les prix des aliments de l'Institut des aliments de 2016. Ajoutez à cela le retour des produits canadiens et la montée du pouls, une source plus abordable de protéines, et peut-être que 2016 n'est pas si sombre après tout.

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